>Bams sortie Album – photos by Belka


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 Bams : c’est reparti ! 

 

21 Juin, 2010

Par: Théophile Pillault – Photos: belka

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Traductions :

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Tendez l’oreille ! Bams, artiste bousculeuse de frontières, chanteuse hip-hop aux accents rock, incandescente amoureuse de belles gens, de belles phrases, de belles notes et de belles rencontres, revient avec un album 8 titres intitulé « On partira ». Un opus au son chaud, dans les bacs le 21 juin. Interview !

Edité le 21 juin 2010
Bams, tu es une des fondatrices de Respect Mag…

J’ai eu la chance de rencontrer Marc (Cheb Sun, directeur de la rédaction) avant qu’il ne monte Respect. J’ai eu le coup de foudre pour ce journaliste, avec qui j’avais beaucoup de valeurs en partage. Du coup, quand l’idée du magazine s’est précisée, j’ai été une des premières à être associées au projet. Je suis fière d’appartenir au staff de Respect Mag qui grandit, grandit, grandit…
« On partira » est né de quelle envie ?
La genèse de « On partira », correspond, entre autres, à ma propre analyse du système musical. Je suis une vraie indépendante, auteure-compositrice-interprète et autoproduite de A à Z ! Donc lâcher cet opus sur le marché (d’abord sur le web – format EP 5 titres), c’était une bonne façon de tester si je pouvais attirer de futurs partenaires business, tourneurs, manager ou pros de la com’ à mes côtés…
Cet aspect production mis à part, c’est bien ta maternité qui constitue la clef de voûte d’ »On Partira » ?
J’ai un petit garçon qui vient d’avoir trois ans. L’aventure de la maternité me module, me transforme. C’est un des plus grands bouleversements de mon existence. Comment ne pas m’exprimer sur ce sujet ? Et puis côté subversion, je m’y retrouve assez bien, car je trouve que la maternité est un thème peu exploré en chanson. « On partira » a été écrit par une femme amoureuse, une maman heureuse, c’est un album conçu dans le bien-être le plus complet. Or, le bonheur n’est pas très vendeur en France. Et c’est bien dommage. En général, on a tendance a accorder du crédit et de la profondeur artistique à une œuvre parce qu’elle a été produite dans la peine et la souffrance… L’éternelle rengaine de l’artiste ténébreux, tourmenté, maudit quoi. Moi, mon album est exactement à l’inverse de cette tendance.
Bella est un hit très chaud, à la rythmique limite caribéenne, tu nous expliques la naissance de ce morceau ? 
Deux personnes sont à la naissance de Bella, ma mère et le producer Imhotep, que l’on peut considérer comme l’architecte du son d’IAM. Je l’ai croisé un soir dans un bar parisien et nous avons convenu d’un rendez-vous à Marseille. Il m’a fait écouter différentes productions et finalement j’ai retenu cette belle boucle de son afro-cubain, qui à l’origine était destinée à Ricky Martin, t’imagines ! Et puis il y a ma mère… Ma mère, qui est ma première auditrice et qui me soutient depuis le début de mes aventures musicales, m’avait toujours reproché de ne pas composer une chanson dansante, dans laquelle on pourrait se rendre compte de mon côté bonne vivante et joyeuse. Avec Bella c’est chose faite.
RZA ne figure pas sur cet album (2)… Sera-t-il de la partie sur un featuring ou une production à venir ?
A priori oui, car sa porte est toujours ouverte. J’ai également la possibilité de travailler à ce jour à Chicago aux côtés de Douglas Ewart qui copilote l’A.A.C.M (3). Mais pour l’EP, j’ai préféré l’ancrer en France :  j’avais à mes côtés suffisamment de forces vives ici pour produire un bon maxi. Notamment en la personne de Feelgood, un arrangeur hors-pair ! Et puis, mon gros souci avec Rza et Douglas, c’est que suis une grosse quiche en anglais. J’ai vraiment besoin d’un stage intensif… Mais la musique est universelle et apatride, donc nous réussissons toujours à nous comprendre.
Le mot de la fin ?
« On partira » est un projet contemporain, il incarne la modernité car il est porteur d’une valeur d’avenir à laquelle je tiens plus que tout : le métissage ! Je donne dans la chanson hip-hop, cette étiquette me convient tout à fait… Et puis je tiens à rappeler que Bams s’écrit avec un S, sans apostrophe. Pour souligner la pluralité et les innombrables nuances que nous portons en chacun de nous.
Même Hortefeux est pluriel ?
Oui, il l’a simplement oublié. Disons qu’il s’est laissé mettre des œillères par le système. Nos regards n’ont pas besoin d’œillères, juste de petites ailes pour décoller !

Le nouveau Bams, un mini LP 8 titres, dans les bacs le 21 juin, On partira. Voyage bouleversant vers l’autre monde : « Y’a toujours cette aigreur qui traîne autour de moi. Rapide, tel l’éclair qui m’ramène en arrière. Flash-back. Tous mes morts à terre… » Surprise pétillante, Bella renvoie à la vie. Hymne aux senoritas, aux « filles, aux jolies qui illuminent nos rues ». Entre ombre et lumière, Marie Jo nous le rappelle : « Une vie sans souci n’est pas d’ici ». Ça sent la comédie musicale ; sifflant, chantant, grinçant. Ich habe keine angst, frémissement à fleur de peau. Enfin Évolution clique et claque : « J’veux du neuf, c’est c’que j’kiffe », Bams chante l’époque, pose un regard coupé du pessimisme ambiant : « Mon esprit, ad vitam libre, vibre. » Respect woman ! Enjoy… (Satellite Music)
Marc Cheb Sun
http://bams.smol.org
www.myspace.com/bamsreal
Clip du hit « Bella »


(1) Believe Digital est une structure européenne de distribution numérique regroupant de nombreux artistes & labels indépendants. www.believe.fr <http://www.believe.fr>
(2) Alors que le co-fondateur du Wu Tang Clan est à Toulouse pour enregistrer une partie du sous-estimé « World according to RZA », Bams, à force de coups de fils et de tuyaux, parvient à poser « Please, tends l’oreille » sur l’excellente compilation en 2003. Leur collaboration se poursuivra par plusieurs scènes communes, en France et à l’international.
(3) « L’Association for the Advancement of Creative Musicians » est une structure créée à Chicago en 1965 à l’initiative du pianiste Muhal Richard Abrams. L’ambition de cette coopérative pour jeunes musiciens issus du free jazz était de produire et diffuser la « Great Black Music ». Né à Kingston en 1946, le multi-instrumentiste R. Douglas Ewart s’est associé très tôt et jusqu’à maintenant à l’action de l’Association.

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